Pourquoi court-on et après quoi?

Hier j’avais la flemme d’aller m’entraîner, pourtant la semaine avait été light, et il faisait relativement beau. Je me suis dit « qu’ai-je envie de faire aujourd’hui, pour me faire plaisir ? ». Aller rouler. J’avais envie d’aller rouler. Je suis partie seule, j’ai roulé 3h, tantôt contre le vent, tantôt avec lui. J’ai écrasé la pédale, j’avais envie d’aller vite. 90km, les cuisses en feu, le sourire sur les lèvres.

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Le soir, j’avais un repas de famille, et cette éternelle question, que l’on me pose « mais pourquoi tu fais tout ça ? Pourquoi faire une distance pareille, qu’est-ce que ça t’apporte ? ». Je suis toujours un peu agacée par cette question, souvent suivi de « tu en fais trop »… Ce petit ton qui dénote que non seulement, on ne comprend pas l’essence de ce que vous faîtes, mais quelque part aussi, on vous juge. Je ne leur en veux vraiment pas, c’est l’incompréhension qui prime. Ce qui se passe en moi lorsque je m’entraîne, ou planifie une jolie course, Je ne peux pas tellement l’expliquer. Je crois qu’on est réceptif, ou on ne l’est pas.

J’ai quand même voulu essayer d’éclaircir cette question, après tout, qu’est-ce qui nous pousse à faire tout ça ? On ne deviendra jamais champion olympique, pourtant on s’entraîne avec un tel sérieux, comme si notre vie en dépendait…

Cet article ne vous parlera pas du traditionnel « pourquoi court-on ? Pour maigrir, pour être en forme, blablabla… ». Non, là je m’adresse aux passionnés, à ceux qui courent pour « autre chose ».

Personnellement, je crois que je cours :

  1. Pour moi

Pour le plaisir !

Je ne souffre pas vraiment lorsque je cours. Oui, c’est difficile, oui je m’entraîne dur. Mais mon corps me dit souvent « Merci » ou  « Encore », surement cette histoire d’endorphine… Et quand je suis fatiguée, j’y vais souple.

Et puis, ça me permet de ne penser qu’à moi, être égoïste ça fait un bien fou, je cours pour moi.

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Pour me dépasser !

Vous dîtes que je ne vais pas y arriver ? Eh bien moi j’y crois, puisque je vous dis que je m’en sens capable, je vais le faire ! Le corps est une formidable machine… Qui peut aller beaucoup plus loin que ce que les gens croient… arrêtez donc de penser que c’est « trop », chacun a sa jauge, et connait sa limite… Et moi aussi ! Alors quand je sens que mon corps dit « non »… C’est aussi merveilleux de l’écouter… Et de sentir qu’un mois plus tard, j’ai progressé sur un aspect de moi-même : récupération, vitesse, endurance… ?! Le corps est une pompe que l’on entraine, jusque-là ou l’on veut et sent pouvoir l’emmener…

  1. Pour l’aventure

Quel moment d’excitation que de choisir sa course, celle qui nous fait rêver, pour soi, pour son plaisir… Quelle aventure veut-on vivre ? Partir à l’étranger, ou dans les montagnes… S’entraîner dans des forêts, des cols, faire des vacances sport… Prendre le vélo, et rouler longtemps, comme si rien n’allait nous arrêter, et que nous décidons nous-même du chemin que l’on va prendre.

Réaliser un grand défi personnel, faire une course hors norme, c’est partir à l’aventure, essayer, oser!

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  1. Pour le sentiment de liberté

Qui peut bien m’empêcher d’aller courir à part moi-même si je maltraite trop mon corps ? Personne. Personne ne me dira quoi faire, ou, et si je veux rouler, nager, courir… Je peux partir ou je veux. Lorsque j’ai chaussé les baskets, quelque part, je suis libre, j’ai laissé le téléphone à la maison, je suis dehors, personne ne pourra venir me déranger. Je suis libre, un temps donné, en communion avec la nature, et c’est pour cela que j’aime tant les forêts et les montagnes. Je suis ailleurs, et rien ne peut m’atteindre.

Il faut l’avouer, la vie est stressante, les obligations quotidiennes, faire les courses, le ménage, gérer la paperasse, et je ne vous parle pas des gens qui ont des enfants (je n’en ai pas !)… Les obligations du boulot, ou autre… Ou est votre soupape à vous pour vous ré-équilibrer ? Vous défouler ? Vous retrouver ? Prendre du temps, pour vous, et vous sentir libre !

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  1. Pour rencontrer et partager

Un grand moment de bonheur pour moi, courir, rouler et partager. Comme j’ai aimé cette saison les trails et surtout les cyclo-sportives… Se retrouver entre passionnés, tous les uns plus fous que les autres, chacun courant à son rythme, mais toujours avec la même passion. C’est là où l’on se dit « je ne suis pas seule non plus ! »

Et puis aussi, l’autre jour pour la St Patrick, j’ai été boire un verre avec ma chère Lydie, incroyable Lydie. Et elle m’a dit cette phrase qui raisonne encore « Je ne ferais pas ce que tu fais, mais de te suivre, je le vis un peu par procuration, et ça c’est formidable ! Je suis à fond derrière toi ». Pas besoin d’être sportif pour créer du lien, de l’amitié, ou toute forme d’échange. Le sport est un formidable vecteur d’image positive, saine, enthousiaste.

Je crois que ça véhicule vraiment quelque chose de positif… Et c’est, je pense, ce que je suis, une personne heureuse, qui veut transmettre son bonheur, sa passion… Que tout le monde puisse en profiter, se mettre au sport, s’y trouver, ou s’y retrouver…

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  1. Ça m’aide à canaliser mon énergie, et à m’organiser

Je suis une hyper-active, je le sais… J’aime quand ça bouge, j’aime avoir 12 000 activités, et plus j’en fais, plus j’aime ça. Alors oui, ça me plait, et puis ça m’oblige à m’organiser dans la vie… Car à l’inverse, moins on en fait, moins on a envie d’en faire.

6. Parce que j’adore manger et boire…

Soyons honnête, à moins d’avoir une super composition physique, si vous aimez manger et picoler un peu, il vaut mieux faire du sport à côté et vous dépenser… Donc… Je fais du sport, et je me récompense avec la nourriture et la picole ! Je bois rarement des alcools forts, je précise, mais je ne suis jamais contre une petite bière ou un bon verre de vin…miam! 😉

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Bref, tout ça pour dire, je crois, que lorsqu’on est passionné, il y a quelque chose qui se passe, près du cœur, dans le corps, et ce qu’il nous renvoi est extrêmement positif pour soi. Je cours pour moi…Tout simplement, parce que cela me rend heureuse.

Marion

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3 réflexions sur “Pourquoi court-on et après quoi?

  1. très bel article Marion,
    il y a tellement de chose de vrai dans ce que tu ressens et partage !
    je pense que nombre de sportif se retrouvent dans ce que tu dis quelque soit leur discipline d’ailleurs. le bien être de l’esprit mais aussi physique est décuplé lorsqu’on arrive à repousser ses limites.
    profites à fonds de ces beaux moments !
    christophe

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