Le festi-trail, 80km et 2000D+ en Vendée!

Le Festi-trail, tiens c’est un nom qui sonne bien ça. Cela annonce quelque chose de festif, quelque chose de sympa, et 80km, c’est ce qu’il me faut pour valider ma participation à la diagonale des fous. Oui, cette année le programme est chargé. C’est comme ça, je veux donner des objectifs proches à une personne qui compte. Je veux qu’elle soit là dans ces tranches de vies si singulières. En vrai, je veux lui montrer qu’il faut s’écouter, mais qu’il faut surtout en profiter, et croire.

1ère édition du festi-trail en Vendée, trail festif!

C’est mon Ami Sébastien qui m’avait parlé de cette jolie course. C’était la 1ère édition, et la Vendée n’était pas réputée pour être le plat pays. Parfait, c’est exactement ce qu’il me fallait. A quelques kilomètres de chez moi, je n’allais pas m’en priver, et la date collait parfaitement.

A quelques jours du départ, la météo n’annonce rien de bien terrible. En fait, c’est tout le contraire. On vient de passer de belles journées de soleil, mais c’est la pluie qui devrait nous accompagner sur une partie du parcours.

festi trail panneaux 2

La veille de course, nous prenons la température sur le site, les enfants ont été mis à contribution pour réaliser les panneaux d’encouragement. Je trouve ça super !

festi trail photo avant

L’ambiance est bonne, familiale, tout comme j’aime. En plus, on a une bière dans le sac de retrait des dossards, je suis forcément sous le charme. :-p

festi trail seb moi

Petite photo avant de repartir nous reposer. La nuit sera courte. Il faudra nous lever vers 3h. Comme c’est difficile pour moi de me réveiller. J’adore dormir, j’adore mon lit. Mais ce matin, il en sera autrement, mon corps et ma tête le savent. Alors je me lève, après un bon thé et un peu de riz, je me sens déjà en mode « course ».

Le jour J.

4h30, nous sommes au briefing de départ. Heureux, enthousiastes. Il ne fait pas très chaud mais je suis bien couverte. « Que la force soit avec nous ». Dernière accolade avec Seb, puis le départ est donné !

Dès le départ, nous sommes à travers champs. La pluie n’est pas encore de la partie, nous aurons quelques averses et du vent sur la matinée mais finalement, nous aurons un peu de « chance ».

Les paysages sont superbes, nous sommes vraiment en pleine nature, à travers champs. Ça sent bon, je suis vraiment contente d’être là. Cela fait 1 mois et demi que je n’ai pas couru. Depuis l’Eco Trail à vrai dire. Une petite contracture était venue m’embêter. Le kiné avait fait son job, mais par sécurité, on avait privilégié la muscu et ne plus courir. J’avais fait un petit test dans la semaine de 20km pour me rassurer, sentir mes muscles, évaluer mes possibilités, me préparer mentalement. J’avais écouté le casque d’Olivia Boa (puce énergie, orange) pendant tout un moment. Ça m’avait allégée, détendue. J’étais bien.

Rapidement sur ce 80km, je réalise que je n’ai pas assez de kilomètres dans les jambes et je sais que mes jambes vont se raidir rapidement. Qu’importe, l’objectif est de terminer cette course, pour valider mon inscription pour la diagonale des fous. Et puis surtout, il faut terminer cette course en bon état, sans blessure, car la saison est longue ! Enfin, le plus important, il faut prendre du plaisir.

Je suis dans le paquet de course jusqu’au 40ème kilomètre. C’est là où cela se gâte un peu. Les jambes sont raides, les chevilles sont chaudes, mes ampoules commencent à pointer le bout de leur nez. J’envisage sérieusement de changer de chaussure ! Ces brooks Cascadia ne sont pas vraiment adaptées pour du longue distance en trail. Elles sont trop souples et mon dessous de pied est déjà devenu sensible.

Les paysages sont grandioses, forêts, petits chemins, nous empruntons des voies vertes. Voilà pourquoi il fait si bon courir en Vendée… Il fait bon vivre ici.

Je constate que mon mental joue avec moi. C’est assez surprenant de constater ces hausses et ces baisses de moral. Je les regarde, avec du recul, je les laisse vivre. De toute façon, j’irais au bout. A mon rythme, mais j’irais au bout. Je vais passer près de 5 heures seule …Personne devant, personne derrière, la pure solitude. C’est assez long, et je repense à Jawad. Je me dit que nous nous étions accompagnés, pour trottiner le plus longtemps possible. Nous nous étions aidés, quand l’un était moins frais, l’autre tirait vers le haut et vis versa. Là, c’est moi avec moi qu’il fallait composer.

Les panneaux des enfants, smileys et phrases encourageantes sont une vraie bonne idée. Je les imagine en plein dessin, en train d’installer les panneaux quelques jours avant et ça me fait sourire. Voilà quelque chose qui donne du baume au cœur. Je ne suis pas seule finalement.

festi trail panneau

La pluie finira par se lever vraiment, le vent glacial aussi. Je suis bien couverte alors je fais avec. J’ai mal au dos, à l’aine… J’ai strappé mes pieds pour soigner mes ampoules, j’ai changé de chaussettes. Tout ira bien, j’irais au bout.

A chaque fois c’est un nouveau départ à zéro. Il peut tout se passer, c’est notre tête qui nous fait défaut, ou bien qui nous emmène au bout. C’est l’exercice de la gestion physique, ainsi que celle de nos émotions.

J’ai pensé à beaucoup de choses. A la diagonale des fous aussi. Je me suis demandé pourquoi je voulais partir là-bas… Je me demandais si c’était une bonne idée. Si ça avait du sens. Pour autant, on a beau se poser la question, rien n’est fait par hasard. Si on y va, si on s’est inscrit… C’est toujours pour une bonne raison. Elle vient souvent du cœur. J’ai donc laissé ces questions en suspens pour reprendre le cours de la course.

Au dernier ravito, il pleut beaucoup. Je prends une bonne pause, j’en profite pour me faire masser les jambes à l’arnica. Allélouya, ça fait du bien. Je ne m’étire plus, sur conseil de mon kiné (c’est ce qui m’avait valu ma contracture après l’Eco trail > trop d’étirements pendant, et après la course. Trop violent.). J’assouplis légèrement, je crème, je gère.

Comme à chaque fois, plus je me rapproche de l’arrivée, plus j’en ai marre. C’est comme ça que je fonctionne > euphorie, calme, verrouillage du mental, ras le bol, re-euphorie de l’arrivée. J’attends avec impatience les kilomètres qui défilent. Je suis accompagnée des suiveurs de fin de parcours. Parfois, on est premier, parfois on est dernier. Cette nouvelle me met en joie. Je suis là où je dois être, à l’allure que j’ai choisi. Et peu importe le reste. Je suis surtout fière de moi, c’est un sentiment que je n’arrive pas à atténuer, c’est comme ça. Je ne pas plus importante qu’une autre personne, je suis ravie pour les autres coureurs, pour Seb qui fera un excellent temps de 8h et quelques. Je suis heureuse pour eux mais je suis surtout très heureuse pour moi.

Je pense à ma mère qui n’a pas pu venir, qui est au chaud, à attendre les sms de mon compagnon. Je suis contente qu’elle me suive à distance, que ça l’intéresse.

Jusqu’au bout!

L’arrivée est proche, je suis ravie d’en terminer tant le vent commence à devenir froid et fort. J’ai presque les larmes aux yeux, mais comme une idiote je les retiens par pudeur. J’aperçois mon oncle et ma tante qui ont fait le déplacement, je suis si heureuse de les voir! Oh, comme je suis heureuse, fière, contente… Je passe la ligne en 12h33 et je valide ma qualif’ pour la diagonale des fous en octobre ! SOULAGÉE !

Après tout ça, on a bien mérité une petite bière quand même !

festi trail bière

J’ai encore appris plein de choses, sur mon matériel, sur mon mental, sur mon physique. J’ai appris qu’il faut travailler dur, et se fixer des objectifs qui nous font envie. J’ai appris que le corps était une machine incroyable, qui pouvait aller tellement loin. J’ai appris que sa présence à Lui m’était indispensable. J’ai appris qu’il fallait être bien dans sa tête pour faire ce genre d’épreuves, car le mental nous titille à chaque instant, et qu’il faut être serein pour s’imposer de telles distances.

Un IMMENSE MERCI aux organisateurs pour cette belle course, et aux suiveurs qui m’ont accompagnée ! La signalisation était au top, les bénévoles souriants, c’était une belle course familiale et le parcours était vraiment super ! ! ! Une 1ère édition au TOP !

fesittrail arrivée

Deux jours après la course, j’ai déjà bien récupéré, les jambes ne sont plus raides. Je vais pouvoir reprendre l’entrainement tranquillement, il y a l’Ironman d’Hourtin dans 1 mois… Le Frenchman ! J’ai HÂTE de repasser sur triathlon !

frenchman

Tout se passe bien, en avant l’aventure ! 🙂 🙂 🙂

 

Publicités

3 réflexions sur “Le festi-trail, 80km et 2000D+ en Vendée!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s