Nous ne sommes pas obligés de vivre une vie de souffrance

J’aimerais vous raconter un passage de ma vie, parce qu’il n’y a rien de mieux que le partage, même des choses pas très jolies. J’étais commerciale internationale, je roulais dans une belle voiture. Comme je vous l’ai déjà raconté, sur le papier, cela avait l’air chouette. En fait, j’étais vraiment malheureuse. Mais je m’obstinais. Je me disais que ça allait forcément s’améliorer, après tout j’étais une battante, une performeuse, une endurante !

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(Crédit photo : Damien Vanders)

Et puis, j’ai vécu trois évènements coup sur coup, car la vie avait d’autres projets pour moi.

Un soir, alors que je rentrais à la maison, je me suis faite agressée par deux types qui me volèrent la voiture. Premier choc, c’est la première fois que je subissais une agression physique.

Trois semaines plus tard, je revenais d’un voyage au Brésil et la voiture était garée à la vue de tous, en pleine journée. Je me suis posée prendre un café 10mn juste à côté. Le café était mauvais, le serveur désagréable, j’ai décidé de partir. Je suis revenue, et la voiture avait été « ouverte » (entendez par là braquée).

Je n’ai plus rien : ils ont pris mes valises et mon sac. J’avais emmené tout ce qui comptais pour moi. Je n’ai plus non plus de pièces d’identités : ni passeport, ni permis de conduire, ni carte d’identité. J’avais emmené ce si beau stylo que l’on m’avait offert et ce bijou de ma grand-mère auquel je tenais. Je n’ai plus rien, je ne suis plus rien. Je rentre chez moi, il ne me reste que quelques vêtements anodins, impersonnels. Je n’existe plus. J’ai cette sensation d’être à nouveau « violée », « dépouillée » et je me sens vide.

Trois semaines encore plus tard, je vais faire mes courses au Super U du coin. Je m’avance vers les caisses, le téléphone à la main. La caissière court vers moi « il y a un braquage!!! ». Presque arrivée aux caisses, je me trouve si près de ce type avec son fusil à pompe. Je cours dans la direction opposée, au fond du magasin. Certaines personnes rient… Et moi je pleure. Je n’en peux plus.

Il est temps de dire STOP. Il est temps d’en finir. Il est temps d’arrêter de souffrir. Tout te montre qu’il ne faut pas rester. Mais casse-toi bordel !!!

De ce jour-là j’ai décidé que c’était terminé.

J’ai compris que les Signes nous parlent toujours : la douleur signifie que l’on ne doit pas insister (comme en triathlon/trail). Le sentiment de plénitude nous indique que nous sommes au bon endroit.

A quel moment à l’école nous apprend-on à écouter notre intuition, notre instinct?

A quel moment avons-nous arrêté de nous écouter, comme lorsque nous étions enfant, innocent, pure, sincère, simple. A quel moment avons-nous décidé que la voix des autres avait plus de valeur, et que la société devait nous façonner?

La société est le socle qui nous unit les uns aux autres mais nous sommes tous si différents. La société nous acceptera tels que nous sommes. Nous sommes la société. Ne trouvez-vous pas cela formidable de me lire ? De vous dire « Purée, cette fille elle s’est trouvée! ». N’êtes vous pas heureux pour vos proches ou pour vous même lorsque vous réalisez l’un de vos rêves?

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Nous ne sommes pas obligés de souffrir pour éprouver la vie. Éprouver la vie, c’est simplement expérimenter la vie, l’écouter, la ressentir, la vivre pleinement. C’est aussi Voir vraiment, regarder chaque jour avec un œil neuf, oublier que nous sommes grands, redevenir des enfants, redevenir simples et généreux.

Je veux éprouver la vie comme jamais, je veux vivre pleinement, en prenant soin de moi, des gens que j’aime et qui m’entourent. Je veux vivre libre de faire des grimaces ou d’être calme et sérieuse si c’est ce que je suis. Je veux respirer à plein poumons, je veux pleurer de joie encore et encore à la vue d’une belle montagne. Je veux être émue d’amour ou d’amitié.

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Crédit photo : Guillaume Guérin

Je veux ÊTRE, pleinement, intensément, sensuellement, intellectuellement, physiquement, émotionnellement.

Je SUIS.

Par pitié, SOYONS ENSEMBLE. C’est tellement beau.

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3 réflexions sur “Nous ne sommes pas obligés de vivre une vie de souffrance

  1. PEG dit :

    trouver le bonheur est un long chemin semé d embuches mais ce qui compte avant tout c est de se mettre en route (comme me dit souvent une certaine Sylvie…).
    Je vois que tu t es mise et cela ne m étonne pas de toi;
    PEG

    J'aime

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