N’oublions pas nos rêves d’enfant !

Vous est-il déjà arrivé de repenser à vos rêves d’enfant? Lorsque j’étais petite, je rêvais d’aventure, je rêvais de voyage. J’ai toujours eu cela dans mon cœur. Lorsque j’étais adolescente, à l’âge de 17 ans, la Vie m’a signifiée qu’il fallait que j’explore. Que pouvais-je faire à part écouter mon cœur? Mon intuition? Car à cet âge-là, on sait encore faire confiance à son instinct.

Je voudrais partager cette histoire avec vous parce que tout simplement, lorsque nous sommes enfant ou adolescent, nous semons des graines pour nos vies d’adultes. Vous savez, quand vous êtes adulte, vous cessez de rire de petites choses et de petits rien. Vous cessez d’être créatif car vous avez tellement de choses sérieuses à traiter (les factures, les papiers, le travail…l’argent.). Nous ne devrions jamais oublier ce à  quoi nous avons rêvé dans notre enfance, ce qui nous rendait heureux, ce qui nous plaisait.

Lorsque j’avais 17 ans, j’ai rêvé de contrées lointaines. « ZELLIDJA« , une affiche collée au mur, dans un coin, pas très visible, pas très belle non plus. Voilà que cette affiche a attiré mon regard. « Vous avez entre  16 et 25 ans, BOURSE DE VOYAGE ». Je m’avance vers la pionne de l’époque, je lui parle de cette affiche. Elle est encore plus excitée que moi.

Vous savez, ce qui est merveilleux, je ne me souviens plus du prénom de cette jeune femme. Je me souviens qu’elle m’a accompagnée, aidée à monter mon projet, à rêver et choisir une contrée lointaine. Et puis, elle s’est évaporée. Elle a fait ce qu’elle devait faire, pour m’aider à grandir dans la vie.

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Mon projet ficelé, le budget bouclé par je ne sais quel miracle (je ne crois pas au hasard je vous dit!), me voilà partie pour deux mois au CHILI. Quoi, au CHILI ? Mais c’est loin me direz-vous ! Personne n’a compris à cette époque. « Aller voir les pauvres, pourquoi faire? » « Mais quelle idée de partir seule si loin, si longtemps? ».

Rien ne pouvait m’arrêter, à 18 ans le monde vous appartient.

Je me souviens, mon gros sac sur le dos, un bisou aux parents désœuvrés. Fiers quelque part, mais désœuvrés. Et moi, ne me rendant absolument pas compte de ce qu’un tel voyage pouvait impliquer. Cela allait impliqué : changer, grandir, vivre vraiment, ouvrir mes yeux et mon cœur en grand. En plus, c’était une femme à la tête du pays. Michelle Bachelet présidente, vous vous rendez compte? Une  femme! Il fallait que j’aille là-bas. Je ne le savais pas encore.

chili

Je me souviens, fière, mon sac sur le dos à l’aéroport Charles de Gaulle. Fière, jusqu’à l’arrivée à Santiago de Chile. Immense Santiago. Et là, perdue, petite, si petite, je me retrouvais à l’autre bout du monde, sans personne. Seule, j’étais si seule.

Le soir, dans ma petite chambre d’hôtel, j’ai pleuré si fort, et j’ai désiré si fort me réveiller chez moi, dans mon lit. Et je me suis simplement réveillée à Santiago de Chile. J’avais un projet, un fil conducteur, alors j’ai avancé.

Et puis, j’ai ouvert les yeux, j’ai été déçue aussi du commerce équitable, je me suis fait des amis, je suis tombée amoureuse aussi. N’est-pas simplement ça la vie? Se mettre en mouvement, avec les autres.

Vous savez ce qui s’est produit la veille de mon retour en France? J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps car je ne voulais pas rentrer. Et une fois sur le sol français, j’étais heureuse d’être rentrée chez moi mais j’avais changé, j’avais profondément changé. Les petites graines que j’avais semées allaient me permettre d’avancer, de me connaitre, d’être heureuse peut-être…?

Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire? Pour que vous n’oubliez pas vos rêves d’enfants, et ce malgré votre vie pesante d’adulte enfermée dans un carcan bien serré. La vie, c’est le mouvement permanent, soit celui que l’on subit, soit celui que l’on initie. Et ce qui nous fait avancer, ce sont nos rêves. Car comme le disait Kilian Jornet, « Sans nos rêves, nous sommes morts ».

En tout cas, repenser à ces beaux voyages, relire quelques échanges, regarder quelques photos, m’a rappelé combien mon cœur est nomade et sensible, et c’est juste bien. Mon dieu, c’était il y a 10 ans déjà ! Le temps passe si vite, vous ne trouvez pas?

Semons des petites graines pour nos enfants et pour nous-même.

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