J’ai fait 5 ironmans en 5 jours, récit !

J’ai longuement hésité à écrire cet article, me demandant si ça faisait prétentieuse de raconter son exploit sportif? Et puis, comme je suis sincère avec vous et que je vous livre toujours mes pensées, mes doutes et mes réussites, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête de me soucier des autres. Chacun y verrait ce qu’il veut y voir, et on ne peut pas plaire à tout le monde. Alors oui, je vais vous raconter cet exploit, et je vais aussi apprendre à en être fière, sans m’enorgueillir pour autant. Récit de cette aventure hors norme, qui ne pouvait avoir lieu qu’au Défi Marandais.

J’ai la chance de faire parti de la genèse du projet, c’est ce qui m’a aidé à terminer d’ailleurs. Mettre du sens à ce que l’on fait, savoir pour quoi et surtout pour qui on court, on fait tout ça, ça décuple les forces de manière incroyable !

La veille

Branleba de combat, c’est un peu la course ! Jérôme est dans le jus, le pauvre, il a hâte que ça se termine, ou que ça commence, ou les deux? Nous sommes heureux d’être tous là ! Je revois Anne et Didier, qui nous aident pour les images. Comme je suis heureuse de les voir, je ne les ai pas vus depuis si longtemps !

Nous nous retrouvons avec Jean-Pascal, Etienne que je rencontre pour la première fois, Valentin que je retrouve depuis tout ce temps, mon lolo qui est heureux comme tout et Erwan que je découvre timidement la veille au soir. La reconnaissance du parcours se fait un peu à l’arrache, tard. Nous mangeons tard, l’organisation n’est pas encore câlée.Les bonnets rigolos sont choisis, le lit installé au club de rugby… C’est bientôt c’est bientôt !

Nous avons surtout envie de nous retrouver tous ensemble, les blagues fusent et ça taquine grave. On ne sait pas encore ce qui nous attend, c’est peut-être pour cela! Cette soirée restera l’un de mes plus beaux souvenirs, car nos sourires n’étaient pas encore marqués par la fatigue.

1er ironman

La natation est superbe!

Nous nageons dans le port de plaisance de Marans… Nous traversons une zone qui fait penser à Venise, puis qui nous emmène au marais… Retour à Venise, marais, Venise, marais… Nous nageons à l’unissons avec Jean Pascal pour ces premiers tours et ça me fait bien plaisir. Je me sens faisant parti d’un tout, d’une aventure hors normes entre fous. 4 tours … 4800m de nage… Oups, les bouées seront replacées pour le lendemain. J’en termine avec les bras calcinés, mais heureuse d’attaquer le vélo, malgré la pluie.

Les blagues fusent, nous ne sommes pas nombreux, il pleut mais nous sommes au premier jour. Le rythme est un peu saccadé, parfois trop rapide mais nous ne savons pas vraiment comme tout cela va se passer. Jérôme semble en grande forme. J’apprends à connaître Erwan, à la personnalité plus fine et discrète, laissant entrevoir une belle capacité d’écoute et une curiosité d’esprit assez vive.

Etienne, en handbike, nous encourage à chaque tour, quelle pêche il a !

Manu, atteint de mucoviscidose, nous accompagne sur les 180km de vélo. Quelle belle symbolique qu’il soit là, ça me rend tellement heureuse !

Nous lâchons le vélo aux alentours des 7h, après avoir enchainé les pauses ravitos tous les deux tours (1 tour = 16,5km). Les bénévoles sont déjà aux petits soins pour nous. Savent-ils comme c’est précieux pour notre moral ?

C’est la course à pied qui est juge de paix. Jean Pascal souffre de problèmes gastriques très tôt. Il fait preuve de courage et de tenacité en continuant malgré tout à marcher. Erwan est un très bon coureur et son aisance nous fait tous baver. Il est beau à voir courir !

Je cours avec mon Lolo, nous décidons de vivre cette aventure ensemble. Très rapidement, aux alentours du 16ème kms, nous alternons de plus en plus la marche avec la course. Etienne ne terminera pas la course à pied, pris de violentes douleurs à l’épaule. Il garde son sourire sans faille et nous promet d’être là samedi pour nous accueillir. Jean-Pascal prend aussi le parti de garder quelques forces pour retenter le décompte demain. Nous sommes lancés dans une aventure qui va nous demander économie d’énergie constante!

Nous finirons cette soirée à 22h Lolo, Valentin et moi… Derrière Jérôme et Erwan, déjà arrivés. Marc et Romain nous attendent avec un copieux repas qui fait du bien. La fatigue est déjà là.

2ème ironman

Le réveil est difficile, surtout pour moi, qui ne suis pas du matin. Les jambes sont raides, les cernes commencent à se voir, déjà. Je pense à bien boire, manger, je sais que ces petites choses sont celles qui font tout. La nage est toujours aussi agréable et surtout, les bouées sont mieux placées ! Comme ça fait plaisir de nager moins loin ! J’ai l’impression d’avoir pris un rythme aux alentours d’1h30. Pas miraculeux, mais pas trop éloignée des copains qui m’attendent à la tente de transition. J’ai froid, à cause de la fatigue. Cette nuit, j’ai eu des sueurs froides, peut-être le contrecoup de l’effort, le corps qui parle et encaisse, les premiers coups de soleil qu’on a pas vu venir, le différentiel de température? Pourtant j’ai bien dormi dans notre matelas installé au sol.

place au Vélo !

Le vélo est toujours une délivrance pour moi, un plaisir sans nom. Je roule en essayant d’être « souple », pour éviter les contractures, les tensions diverses qui pourraient m’empêcher d’aller au bout. Je roule « relâchée » le plus possible. Notre stratégie commence à se mettre en place, nous essayons de nous arrêter tous les deux tours.

Je bois tellement que je fais quelques arrêts dans les champs de blé. Pause pipi. Encore, encore, encore. C’est chiant! Mais c’est bon signe ! Arrivée au marathon, nous avons déjà du retard par rapport à hier… Daniel, le grand père de Jojo, commence à s’inquiéter de nous voir arriver tard et d’aller au bout… Nous tentons de le rassurer mais le doute est semé. Jérôme, qui n’a pas envie de faire de peine à nos bénévoles et amis, qui a encore des coups de fils à passer pour l’organisation, décidera de boucler son ironman mais de prendre sa matinée demain. Je sais que c’est une décision difficile pour lui mais il nous rejoindra sur le vélo et sur les autres journées. Mon esprit est piqué au vif : je veux terminer ces 5 ironmans, je veux essayer ! Je sais que ça ira, et que si ça ne va pas, nous arrêterons simplement. J’ai retrouvé la motivation qui me manquait : j’ai envie, j’ai très envie ! Je sais que je peux le faire! Nous bouclons cet ironman avec mon lolo vers 23h, à la fraîche. Il m’annoncera qu’il ne veut pas repartir demain non plus, et qu’il m’aidera pour la logistique (repas, ravitos, massage, …). Je suis contente qu’il soit là pour moi. Il a l’air content de son exploit : deux ironmans alors qu’il n’avait couru qu’un M jusqu’à présent, et pratiqué le triathlon depuis 1 an, il fait parti de la catégorie des fous désormais ! Je suis fière de lui.

3ème ironman

Le réveil est difficile, il n’y a personne au petit matin. Jérôme dort encore. Il est 5h30 du matin, je prends mon petit déjeuner avec mon lolo qui s’est levé pour m’aider à faire mes affaires. C’est dur psychologiquement. Il m’aide à me remotiver. Luc sera là aussi pour faire son premier ironman et ça m’aide beaucoup. Valentin arrive vers 5h50, nous serons 3 à prendre le départ. J’ai froid, je suis fatiguée, mon moral est au plus bas. Bordel, j’ai oublié ma combi. Le pote de Valentin part me la chercher. Je traine à aller dans l’eau… Les gens ont pitié de moi je crois. J’ai froid.

Le départ est donné, les premiers coups de bras sont agréables… En fait, cette eau fraîche fait du bien aux jambes, aux pieds endoloris. Pas de bobo particulier pour l’instant, mais une fatigue qui s’installe. Une petite ampoule pointe le bout de son nez, mais bien loin des ampoules naissantes chez Valentin.

Mon lolo sera là à la sortie de l’eau. Le vélo, enfin… Ma bouffée d’air frais, 7h de (presque) bonheur. Les cervicales me font mal mais j’essaie de me détendre. Le dos se raidit. Mince, j’ai mal au tendon d’achille, je vais rouler le pied hors de la chaussure pour me soulager (souvenir du Paris Brest Paris)..; Ouf, ça va mieux comme ça. Deux triathlètes femmes de La Rochelle sont venues rouler avec nous, comme ça fait du bien! Laurent P. est vraiment doué pour faire venir les gens et les inciter à rouler à nos côtés. A chaque épreuve vélo il est là !

Les copains sont revenus en milieu de parcours, Erwan, Jérôme…

Mon lolo au ravito et tous les deux tours me masse énergiquement. Ca fait du bien. Je me sens bien. On se motive avec Valentin, il faut le faire, on va le faire!!! On est surmotivés, animés de cette passion et de cette envie de faire parler de la course, pour récolter des fonds pour l’association Vaincre la mucoviscidose! Les tours s’enchainent et les copains de Luc sont présents pour nous aider. Ensemble, on va plus loin.

Au départ de la course à pied, je sens que j’ai la patate. J’envoie un petit message à ma louloute et à Fabie. J’ai le moral, je me sens bien et je vais courir comme un lapin jusqu’au 30 ème km. Après, la fatigue fera son œuvre, je vais bien gérer mon effort et terminerai cet ironman plus tôt que les autres, juste après Luc, vers 21h30. Il nous a donné de bonnes ondes ce Luc !

Le sourire toujours, la bonne humeur et une foulée impressionnante au marathon !

4ème ironman

Après une nuit agitée, quelques larmes, quelques sueurs froides, me revoilà partie, et tous les copains sont là. Un départ à nouveau en groupe fait beaucoup de bien… Yannick nous a rejoint pour l’occasion, j’ai du mal à l’accueillir chaleureusement, au départ d’une natation frigorifiée. Le matin et moi, ça fait toujours deux. Avec Valentin, on s’était dit que le troisième passé, ça irait mieux, e décompte se ferait à l’envers. En fait, il en reste encore 2 quand même. C’est loin d’être gagné. La nage se passe bien, mais dès le deuxième tour je grelotte. Au 4ème et dernier tour, je suis congelée. Je sais que l’eau est bonne, mais je dois être fatiguée… Je sors et je claque des dents, la transition est terrible. Il pleut encre. Je suis en tenue d’hiver. Laurent P. me prête une veste thermique. J’ai cette chance d’être une des rares femmes à pratiquer des sports extrêmes, et d’être chouchoutée ! Je me laisse faire, j’apprécie qu’on prenne soin de moi. Valentin est bien, les copains sont bien, on va le finir ensemble ce putain d’ironman ! Jérôme a l’air bien, Erwan est encore en grande forme, son papa doit nous rejoindre le samedi. Nos proches et leurs regards nous font du bien. Ma mère est venue m’encourager avec Alain. Je suis contente de les voir. Je n’ai pas trop le temps de papoter, mais j’espère qu’ils savent qu’ils m’envoient de bonnes ondes. Je suis fatiguée. Je sais qu’il faut tenir jusqu’à ce soir, car après les copains de Montauban seront là, il y aura du monde samedi!D’ailleurs, vers la fin du vélo, nous les voyons arriver, faire les reconnaissances de parcours. Quelle pêche ils ont ! Ils ont même fait des teeshirts spéciaux! Je suis tellement contente qu’ils soient là pour partager tout cela avec nous ! C’est fabuleux ce qui se passe ici !

Le papa de Valentin nous rejoint pour un tour à vélo sur un vélo électrique, c’est juste énorme ! Avec sa belle sœur, et le sourire aux lèvres, nous ne voyons même pas le tour passer.

Le dernier tour à vélo sera partagé avec le groupe de cycliste, quelle pêche ça nous donne avant le marathon ! Je chausse mes baskets et les premiers mètres sont toujours en marchant. Je file jusqu’au parcours pour en découdre avec es 14 boucles. Je connais le parcours par coeur : le ponton, la longue ligne droite jusqu’au panneau demi tour (que je déteste tellement il est loin!).

Le retour, les petites maisons blanches. J’ai déjà établi une stratégie de marche-course aux même endroits. Merci à la dame qui a mis une bassine d’eau près du panneau demi-tour…Quand il fait chaud, ce n’est pas du luxe! La petite montée près du ponton, les arbres, le ponton numéro 2, le petit chemin blanc, la petite portion trail puis le ravito… les applaudissements des bénévoles, récupérer le chouchou magique, boire, boire, boire, manger du melon ou de la pasthèque, des cacahuètes… ne pas se laisser aller, jamais. Se mouiller la tête J’essaie d’encourager Valentin, je vois qu’il souffre de ses ampoules. Je ne sais pas quoi dire pour l’aider : lui faire une blague, le réconforter, ne rien dire? Nous riions beaucoup moins depuis quelques heures. Le corps tout entier souffre. Je n’ai pas de bobo, mais mes pieds chauffent. Je soigne mes ampoules mais elles sont assez petites. Pas d’échauffement, pas d’irritation, pas de problème tendineux. Hier soir, le kiné m’a complètement retapée. Mon lolo m’a massée toute la journée régulièrement, mes muscles sont détendus. Ça va en fait.

A chaque croisement, on se tape dans la main avec les copains.

On ne parle plus vraiment. Les sourires sont crispés « allez Erwan! Allez Jé! Allez Marion ». Verrouiller, serrer les dents, avancer. Tant qu’on avance, c’est bon. Nos proches sont rassurés, on avance, ça a l’air d’aller. Tout ira bien. On va gérer ça. J’en terminerai vers 22h, derrière Erwan et Jérôme. Valentin arrivera plus tard, à la force d’un lion. Je ne sis pas comment il fait mais il se bat comme un guerrier, il m’impressionne par sa pugnacité. Nous allons au kiné, puis nous coucher le corps et l’esprit fatigués. Tout est endoloris. Le corps s’adapte, c’est vraiment impressionnant. Je ferme les yeux et m’endors en quelques secondes.

5ème ironman

L’ambiance est bien plus joyeuse. Tout le monde est là : les relais ,Eric, Claire, Florence, Philippe, Françoise, Damien, Yannick, Erwan, Jérôme, Valentin, Lolo, …et les accompagnateurs natation.

Une vraie colonie de vacances, encore une fois ils nous transmettent leur énergie toute fraîche! Je sors de l’eau toujours frigorifiée mais cette fois je sais que ce sera la dernière, alors BONHEUR ! Etape par étape, km par km… C’est une phrase que je me répète sans cesse pour ne jamais oublier qu’il peut tout se passer. Que je dois avancer petit à petit pour être sûre d’aller au bout. A vélo, je reprends vie à nouveau… Milieu de parcours j’alterne coup de pompe et gestion de l’effort… Globalement ça va, pas de gros coup de pompe. Valentin ne dit plus un mot, je vois à quel point c’est difficile pour lui. Après quelques tours je sis qu’il n’ira pas au bout.  Lorsqu’il décide d’arrêter presque à la fin du vélo car ses pieds le font souffrir, je prends un gros coup au moral. Je sais qu’il faut que j’aille au bout, pour l’épreuve, pour l’asso. Je suis triste. Je peux sentir le poids de cette solitude m’écraser de tout son poids. Ca ne me quittera pas pendant plusieurs jours d’ailleurs. Le vélo est pourtant exceptionnel, comme le dit Yannick, à chaque tour c’est comme au speed dating :

Tu parles à une nouvelle personne! C’est génial tellement nous sommes nombreux. Je suis heureuse d’être là. Dernier tour de vélo, derniers tours de pédales. Je lâche le groupe et les laisse partir, nous avons vent de dos, je veux respirer l’air une dernière fois, regarder le panneau « soirée couscous », me dire que je ne le verrais plus. Je veux prendre la mesure de ce moment. C’est beau ce que nous sommes en train de faire, cette entraide et ce plaisir à être là ensemble. C’est beau tous ces kms parcourus, qu’on ai complété la distance globale ou pas d’ailleurs. Nous avons tous fournis le même effort. allez savoir pourquoi, mais je me sens porteuse d’un message. Message d’amour, de solidarité. Je ne sais toujours pas si j’arrive à le transmettre correctement. J’ai l’impression que les regards sont braqués sur moi, comme pour me dire « c’est à toi de le faire, et de le dire ». C’est comme si j’étais pleinement dans mon élément. A mon rythme, pas très rapide, mais tenace, courageuse, transportée par ce chemin qui s’ouvre devant moi. La réussite c’est d’être pleinement ce que l’on est, et je suis en plein dedans.

Jérôme et moi parcourons de nombreux kms en course à pied, Erwan nous rejoint mais son allure est plus aérienne. Il nous attend à chaque ravito. Puis les kms deviennent de plus en plus difficiles. J’encourage Françoise, je suis tellement heureuse pour elle, son premier ironman… eric aussi, Florence, Philippe. Jojo et Mathieu me rejoignent sur le parcours, jojo me dépose littéralement ! Mince, me faire déposer comme ça par cun enfant de 7 ans… Il me rend heureuse ce petit bonhomme. Fabienne est, a mère me mitraille de photos. Daniel veille sur nous. Laurent P est au taquet. Si ça c’est pas de l’amour. 5 tours, 4 tours, 3 tours, 2 tours…. 1 tour… Erwan m’attend, nous faisons  notre dernière petite portion jusqu’au stade ensemble pour rejoindre les copains. Etienne est revenu comme promis !  Nous nous retrouvons devant le stade mais le coeur n’est pas à la fête. Il est 23h et nous sommes tous fatigués. Ils veulent que je m’avance en première, je ne réfléchis pas et franchis l’arche. Il fait nuit, je ne trouve pas mes proches du regard. Je me retourne une fois, deux fois, trois fois. Quelle solitude.

Je n’ai pas retrouvé cette euphorie et ce bonheur de l’année dernière. Une réussite sans partage, ce n’est pas vraiment une réussite. Je me suis rendue compte que le sens de cette course, c’était vraiment le partage, le bonheur d’être ensemble, de s’envoyer des blagues, de partager un effort commun, l’entraide, … J’y ai trouvé tout cela. Je me suis rendue compte à quel point le bonheur ne dépendrait jamais d’une performance sportive, puisqu’elle ne conditionnait pas qui j’étais vraiment. Alors si vous lisez ce compte redu, parce que vous vous êtes intéressé à la performance, peut-être que cela vous aidera à y voir plus clair pour vous-même sur le sens que nous donnons à nos participations à ces épreuves? Peut-être aurez vous envie de venir au Défi Marandais l’année prochaine? Je vous y invite. Pour une fois, pas de chrono, pas de comparaison, mais une performance personnelle dans une esprit collectif. Sans eux, mes compagnons, je n’y serait jamais arrivée. Sans les bénévoles, heureux de nous bichonner, sans le soutien de mes proches, de mon lolo, je n’y serai jamais arrivée. La vérité, c’est que nous sommes des êtres humains, nous partageons des émotions, de l’amitié, du bonheur avec les autres, les autres êtres humains. Alors voilà la conclusion de cette aventure pour moi, voilà ce que j’en retire. .. Que la famille est plus importante que tout, que prendre soin de nos proches nous rendra heureux, bien plus heureux que de chercher égoïstement une reconnaissance qui n’a pas de valeur. Je crois que le vrai sens à tout cela, c’est d’aimer et être aimée. Je suis peut être naïve ou fleur bleue, mais chaque course a toujours donné du sens à ma vie. Si mon égo avait pu croire une seule seconde que d’être la finisher de ce quintuple ironman me rendrait heureuse, j’ai aujourd’hui la réponse que ce n’est pas le cas. J’aurais été 6 fois plus heureuse de le partager avec mes amis. J’en garde un beau souvenir, celui de nos taquineries du départ. Mais certainement pas de cette arrivée solitaire.

La cérémonie de remise des teeshirt est un beau moment, j’apprécie de voir les sourires de nos athlètes, j’espère sincèrement qu’ils ont aimé cette aventure, qu’ils ont pu vivre un beau moment. Je suis heureuse de voir ce que Jérôme a pu faire de cette idée qui a germé dans son esprit. Il a créé un rdv convivial et sincère, à son image. Je lui rend hommage, pour la belle personne qu’il est et que je vous invite à venir découvrir.

Et après?

Foutez-moi la paix ! Alcool bière saucisson ! lol !!!!!!!

Maintenant, place à l’avenir, à d’autres choses, d’autres courses, avec du sens, ds rencontres, du partage! Place au défi marandais, qui vous ccueillera pour un half ironman, un ironman, un double ironman, ou un triple ironman.. Vous prendrez le départ quand vous voudrez La promesse que l’on vous fait : nouer des liens d’amitié, vous surpasser en groupe.. Car on le dit et c’est très vrai, « tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ! »

MERCI infiniment aux bénévoles, romain Marc jerome daniel, Les athlètes, Et tous ceux qui ont œuvres pour que cette course soit une réussite !

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2 réflexions sur “J’ai fait 5 ironmans en 5 jours, récit !

  1. DAVID Judicael dit :

    Bravo et un beau récit qui raconte bien le defis marandais. Donner un peu de son souffle pour les autres. Grâce à vous et à ces 5 jours en votre compagnie sur le parcours de la course à pied je me suis rendu compte que j’etais prêt moi aussi à prendre le départ de mon 1 er ultra et à me donner pour les autres quoi qu’il arrive et faire de son mieux sera ma première victoire. A l’année prochaine judicaël DAVID.

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    • delasmarion dit :

      MERCI David, c’est genial !!!! MERCI pour ton retour Ca va être chouette n’hésite pas à nous envoyer ton compte rendu de course, nous sommes collecteurs de bons souvenirs ! À l’année prochaine :)))

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