Défi Marandais : Florence est ironwoman, récit

Florence Guegan avait entendu parlé du projet via les réseaux sociaux. Très rapidement elle s’était reconnue dans cette aventure, adorant les défis un peu différents. Véritable sportive accomplie, elle avait déjà roule sur Paris Brest Paris ainsi que l’ironman de Vichy. Récit de son aventure à Marans.

Le récit de l’Ironman de Marans par Florence:

L’Année dernière, j’ai appris sur les réseaux sociaux, qu’une équipe de copains (que je ne connaissais pas) a relevé le défi de faire un double Ironman le même jour (nage 7.6 km/ vélo 360 km/ Marathon 84.3 km) mais pas de n’importe quelle manière. Ils ont créés le Défi Marandais pour soutenir l’association « Vaincre la Mucoviscidose ».

Je trouvais ça top de faire du sport pour une bonne cause. Un jour, Philippe Vaillant (un copain du vélo) me dit : « tu as vu, le défis Marandais organise pour l’année prochaine, du 12 au 16 Juin, 1 Ironman par jour, pendant 5 jours. Ça te branche d’aller les soutenir en faisant celui du Samedi? »

L’inscription se fait sous forme de don (exemple : 1 don pour 1 Ironman = 1 kit respiratoire pour 1 personne atteinte de la muco). Nous avons alors décidé de nous inscrire. En plus, une personne qui voulait faire que la nage, le vélo ou la course à pied, versait un don à l’asso pour participer.

Dans un premier temps, nous sommes entrés en contact avec Marion DELAS et Jérôme FAVREAU, les organisateurs, et acteurs du défi, pour poser quelques questions pratiques.

Quelques semaines après, nous nous étions inscrits.

VENDREDI 15 JUIN (veille du défi)

Je suis arrivée à Marans avec mon mari en fin de matinée, pour encourager les participants des 5 Ironmans. Ils avaient le sourire ☺.

J’ai repéré un peu les lieux pour le lendemain. La pression commençait à monter. Nous avons retrouvé Philippe Vaillant qui fait l’Ironman avec moi, et son fils Thomas, l’épreuve du vélo.

Je me suis renseignée sur le parcours vélo, car je n’avais qu’une peur, c’est de me retrouver toute seule en sortant de l’eau et de ne pas connaitre le circuit. (La nage n’est pas mon point fort !!) Il y avait moins de monde qu’à l’Ironman de Vichy. Au final, j’étais rassurée car j’avais en ma possession, toutes les infos qui me permettaient le bon déroulement de mon épreuve.

SAMEDI 16 JUIN

Le grand jour.

Réveil 4H50, j’avais bien dormi, j’étais en forme. Je ne changeai rien au petit-déj d’avant course, la journée allait être longue, il fallait bien manger.

Nous sommes arrivés à 6h10 devant le port de plaisance de Marans. Ils annonçaient une journée ensoleillée. Toutes les conditions étaient là pour passer une bonne journée comme j’aime.

Au départ, Il régnait une ambiance détendue.

Je me suis avancée vers la tente pour poser mes affaire de course, et là Valentin, m’a dit : Tu n’as pas mis ta combi à l’envers ? OUPS !!! Ça commençait bien. Je me suis dépêchée de la mettre à l’endroit. On va mettre ça sur le compte du stress !

Les athlètes qui faisaient les 5 Ironmans, avaient un super bonnet rose ou bleu avec une crête sur le dessous, et des yeux sur les côtés, trop marrant, c’est l’cas de l’dire ☺ il parait que ça fait avancer 2 x plus vite !!

La natation au port de plaisance

6h40, nous sommes partis pour 3.8 km dans la sèvre Niortaise. (4 aller/retour de 950 mètres). L’eau est bonne. En tournant la tête, j’apercevais des spectateurs sur la berge qui nous encourageaient.

Au bout du premier demi-tour, je me suis rendu compte que j’étais distancée, des vrais hors-bords, pas bon pour le moral ça. J’ai aperçu un bonnet bleu devant moi, c’était Jérôme. Il m’a dit : « t’inquiète, je t’attends, je ne laisse pas une fille toute seule dans l’eau » sympa de sa part.

Au 3ème passage, j’ai ressenti une belle petite crampe au mollet droit. J’ai décidé de ne plus battre des pieds pendant un petit moment et ç’est passé.

Plus que 100 mètres et c’était la délivrance, j’allais retrouver mon vélo ! La nage n’est pas mon fort. J’ai appris seule à nager le crawl sur internet, pour pouvoir faire l’Ironman de vichy l’année dernière.

En nageant, je me suis dit, c’est décidé, je prends des cours à la rentrée. Je suis sortie de l’eau, et mon mari me dit : « tu as fait 1h50 (mon meilleur temps perso).je sais ce n’est pas terrible. Mais je vais quand même prendre des cours, pour gagner en vitesse. Ou mettre un bonnet rose avec une crête et des yeux ☺.

Je me suis changée vite fait dans la tente, il fallait rattraper le retard. C’était un peu le boxon, un cherchait ses chaussettes, l’autre ses chaussures, mais dans la joie et la bonne humeur ☺.

Le vélo : 180km à parcourir

Nous faisons un départ groupé. Le fils de Philippe nous a rejoints, ainsi que d’autres cyclistes pour faire les 180 km. C’était parti pour 11 tours de 16.5 Km.

Mon but pour le vélo, était de protéger au maximum, ceux qui étaient là depuis le Mardi. Heureusement, je n’étais pas toute seule à les protéger, parce que vu mon gabarit, ils auraient pris les courants d’airs !

En début d’après-midi, le vent a commencé à bien souffler à l’aller. Après le rond-point de mi-parcours, nous savions que le vent nous pousserait. J’en profitais pour discuter, faire connaissance. Notamment avec Marion Delas, que je n’avais jamais vu. Elle est extraordinaire, toujours le sourire, même en faisant 5 Ironmans. Je me suis mise à la hauteur de Jérôme Favreau pour le remercier encore pour la nage, il m’a expliqué qu’il a 25 % d’insuffisance respiratoire, chapeau de faire ce qu’il a fait. Erwan, qui roulait très décontracté, comme s’il faisait que le vélo, alors qu’il en était à son 4ème jour, tout en me posant des questions sur le Paris-Brest-Paris. Et puis Valentin Vincette qui racontait des blagues, malgré ses superbes ampoules aux pieds qui le faisait souffrir au bout du 5ème jour. Super mental.

Tous les 2 tours, nous nous arrêtions 10 à 15 mn au Ravito, surtout bénéfique pour ceux qui avaient plusieurs Ironmans dans les jambes. Nous étions bichonnés par des bénévoles souriants, petits sandwichs, pâtes/jambon, soupe, produits de la marque le gout du fruit (très bon). Il y avait même du saucisson (mon compagnon sur les longues distances !).

Les 180 Km approchaient, j’étais en super forme, prête à faire le Marathon. Mon mari était là avec d’autres accompagnants, pour récupérer nos vélos. Nous nous sommes changés à nouveau sous la tente, il fallait bien repérer ses fringues, sinon tu partais courir avec le tee-shirt du voisin. Rassurez-vous, aucun homme n’est reparti avec une brassière ☺.

La course à pied : un marathon à courir

Pour la course à pied, Philippe et moi sommes les premiers à partir. Comme à notre habitude nous nous trompons de chemin juste après le départ, nous n’étions pas sur la bonne rive ! Pour un peu, retour à case départ avec la nage pour rejoindre l’autre rive ☺.

Des petits groupes se sont formés. La course à pied est un peu plus individuelle, chacun son rythme.

C’était parti pour 14 tours de 2.8 km, il n’y avait pas d’ombre, sauf la dernière ligne droite avant la zone de ravitaillement. Au ravito était installé les mêmes bénévoles que pour le vélo. Toujours avec le sourire et aux petits soins avec nous. Une table de massage était posée dans l’herbe, ou un masseur était là, et pouvait vous masser à n’importe quel tour.

Nous nous encouragions mutuellement quand nous croisions quelqu’un. A chaque passage, une personne nous donnait un chouchou de couleur (il en fallait 14 !).

Vers le 6ème ou 7ème tour, les jambes commençaient à être un peu lourdes. Philippe me dit : « on va peut-être commencer à marcher de temps en temps, cela s’appelle la méthode CYRANO ». (15 à 20 secondes). Je n’ai pas trop aimé mais je savais que c’était bénéfique pour bien finir.

Au 14 ème tour, nous prenons notre dernier chouchou, mais l’arrivée se trouve au stade de rugby. Heureusement avant la tombée de la nuit, nous pouvons suivre les flèches bleues au sol, nous passions dans des petites ruelles, pour arriver au stade où se tenait un concert. En passant sous l’arche gonflable nous sommes applaudis, il était 22h15.

Plus tard dans la soirée, sont arrivés Marion et Erwan. BRAVO aux athlètes qui ont fait plusieurs Ironmans dans la semaine, et plus particulièrement à Marion qui a réussi l’exploit de finir les 5 Ironmans en 5 jours !.

Toutes ces personnes n’ont donné l’envie de tester 3 Ironmans pendant 3 jours.

C’était un Ironman différent de celui de Vichy, j’ai apprécié le côté convivial, le partage d’une même passion en toute simplicité, et surtout m’inscrire pour une bonne cause.

Merci aux organisateurs, aux bénévoles et à l’association « Vaincre la mucoviscidose ».

Flo

Adresse de son blog: https://v4.simplesite.com/#/pages/438353432?editmode=true#anchor438353432

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