L’ultra trail raidlight beach comber île Maurice : le récit de Julien finisher du 100km

Un long récit de cette longue aventure. Pour vous partager le plus précisément possible cette première expérience. Apres plusieurs mois de préparation cette course est définitivement un des plus gros chalenges de ma vie. Aussi pour moi il était important de revenir la dessus en écrivant ce récit. Pour me garder une marque !!

Je le partage aussi car il pourra permettre à certaines personne de savoir comment ça peut se passer, c’est un retour d’expérience.

C’est volumineux, pas forcément très bien écrit, mais j’ai fait au mieux…

Bonne lecture si vous vous lancez..

Chapitre 1 – Le départ :

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A peu prêt une 50e de participants au départ de l’hôtel du Paradis, un beau parterre de superbes coureurs locaux et internationaux, tous prêt à partir pour cette longue aventure.

5 :00 c’est parti !!!

Chapitre 2 – Autour du Morne :

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Quelques premiers km de plat sympas pour se réveiller un peu, puis on se lance de nuit pour la montée du Célèbre Morne Brabant. Les sensations sont superbes, il fait bon c’est top. Je pars tout seul mais me fais rattraper (ou rattrape, je me souviens plus) Olivier Sénèque, avec qui je fais quelques km, puis au pied de la montagne, je m’échappe doucement, croise et encourage Jean Vincent Staub et continu mon échappée pour faire mon ascension en solo.

Pour commencer, pas un gros dénivelé, qui nous fait arriver sur le point culminant de la première bosse : « Le plateau du sentier de rando du Morne ». D’habitude ici, on se pete les yeux, mais là c’était la nuit donc on roule…

Au pied du Morne le premier ravitaux, au 10e km. Les sensations sont au top, je prends mon pied. Toujours bien noir quand je croise une première fois Xavier König cache derrière son objectif.

Les premiers km en terrain de chasse arrivent, on se promène à travers les troupeaux de cerfs, le jour se lève, vraiment des moments magiques. C’est beau, il fait bon, le rythme de course est super confortable. Vraiment génial !

Je rattrape Marie Manière et Boris Hez, sur les sentiers du « Trail de la liberté », une course du calendrier local que j’affectionne particulièrement. On passe quelques km ensemble. La première difficulté nous attend. Je ne suis pas sûr de moi mais je dirai que c’est la montee de la « montagne de la porte ». Inédite, cette ascension nous a vraiment tous les trois biens surpris. On monte à quatre pattes, on rampe entre les arbres, on s’accroche bien aux cordes à flanc de falaise, on se dit « quoi c’est pas fini ??? » …. Haha du bon sentier bien technique comme on les aime… vraiment surprenants.

On passe le « Piton du fouge » et on commence notre redescente vers baie du cap.

Chapitre 3 – Promenade + extra a Baie du cap :

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Ici Marie et Boris tracent un peu plus que moi qui préfère rester sur ma réserve, dans ma zone de confort. On a environs 20km dans les jambes et déjà un peu de D+. Je tiens à garder cette sensation de bienêtre pour le plus longtemps possible. Je les rattraperai au prochain ravito.

Là, on attaque une section de course un peu longue à travers les terrains de chasse de Baie du cap. Particulièrement longue pour moi qui arrive à me perdre, monter une colline et me rendre compte après environs 2-3km que ce n’était pas la bonne… Quel bouffon !!! lol Ca va la vue est belle 😉

Bon on est pas a 4-5km prêt je me dis. Donc je garde la pèche, direction Ebony forest.

A ce point-là entre le 30e et le 40e km, je me sens toujours très bien, j’ai la pêche, je rattrape pas mal de gens, je croise Marion Delas, la marraine de la course, avec qui je discute un peu et à qui je passe ma frontale de rechange (elle avait un souci avec la sienne), puis je trace. Un peu plus loin je vois mes amis Sabine Busviah-Leroux et Damien Leroux, qui avancent tous les deux tranquillement, puis un peu plus loin je retrouve mon poto Giovanni Hope qui se repose dans une pente. Il souffre un peu d’une cheville tournée en début de course, mais il est solide le bougre..

Chapitre 4 – On entre dans le vif du sujet la :

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Sur le ravito d’Ebony forest, il y a foule… pas mal de coureurs font un stop conséquent, moi je suis toujours bien, je remplis rapidement les fioles, prend une orange et une banane que je mangerai sur l’ascension de piton Canot.

Pendant qu’on me remplit les fioles, je lis sur mon petit groupe messenger les encouragements de ma famille, mes amis trailers ou non ainsi q’un mess de Xavier qui est là-haut, ça me fou la pêche sévère… allez je vais rejoindre mon ami sur ce beau sommet… Effectivement l’artiste était la perche sur son sommet à nous préparer de magnifiques souvenirs.

Ici je lui dis que j’ai peut être fait une connerie, l’orange entière mangée sur l’ascension du piton me brule l’estomac. Avec du recul je me demande si ceci n’a pas été le tournant de ma course. Car à partir de là, manger du solide devenait de plus en plus difficile alors qu’on attaque les grosses montées ca tombe très mal mais bon on y va…

     

La montée du piton de la rivière noire, le point culminant de la course (ainsi que du pays en fait), sera la seconde grosse surprise de la course.

Là où, je me pensais en terrain connu, les organisateurs nous ont concocté un sentier inédit, à travers les terrain de chasses de la famille Couacaud, puis par une trace très technique, de la boue, des pentes raides, de la bonne jungle bien touffue… quelle surprise… mais que c’était casse jambes

Là le potentiel énergétique commence à prendre un sérieux coup, la bouffe ne passe plus trop, ma boisson énergisante non plus… Aie !!!

Une fois arrivé au sommet je retrouve encore une fois Olivier qui me fait part de sa décision d’arrêter la course, les psoas en feu. Une sage décision de ce super coureur, qui a juste tout fait, du Dodo à la DIAG, il a tout bouffé et n’a plus rien à prouver… Un exemple quoi !!!

La descente se fait doucement mais surement, le terrain est extrêmement boueux dans cette cuvette entre les deux sommets, c’est chaud, mais on connaît le piton et on sait que c’est comme ça donc comme on dit « pese néné boire de l’huile ».

En arrivant doucement au pied du sentier, je vois une silhouette venir vers moi… TRO BIENNN c’est Christophe Belkessa. Le bonhomme a attendu des heures que j’arrive, pour me donner un petit coup de boost. Je ne saurai comment le remercier. Car a ce moment, alors que le corps ne veux plus, rencontrer un amis, je vous raconte pas le bien que ça fait… Merci mon pote.

Puis arrive au ravito, qui je vois aussi… Xavier

Putin le gars est partout… JADOOORRREEE…

 

Si les batteries physiques sont pas loin du KO, le mental par contre est juste au top pour affronter le monstre. Le couloir de la mort, 700m de D+ sur 3km, plus communément connu sous le nom de PARAKEET.

Chapitre 5 – L’enfer de Parakeet :

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Les batteries mentales amplement rechargées, j’ai la pêche pour aborder le monstre. Mais, toujours le même problème, le solide ne passe plus dutout, j’arrive plus à avaler quoi que ce soit… ça promet une ascension épique !!!

Effectivement, j’ai probablement vécu les moments les plus difficiles de ma courte expérience de traileur sur cette montée. Je n’arrive pas à avancer, j’ai des crampes, je vois des étoiles, je dois m’assoir 4 ou 5 fois le long de la montée, je suis vraiment mal la…

Heureusement, dans l’obscurité il y toujours de la lumière, en l’occurrence ces lumières portent les noms de, Sandhya Tina Dunputh (qui tiens une forme impressionnante),DamienSabine et Raf Ramandimbivonona, Un compagnon de guerre Malgache. Et comme tous les malgaches, quelqu’un de fort sympathique …

Chapitre 6 – Le ravitaillement de l’antenne Parakeet :

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Ca y est, on arrive là-haut. Déjà un bel accomplissement, mais dans quel état !!!

Il doit être 17h, donc j’ai 12h dans les cuisses, et si j’ai mangé plus de 80% du dénivelé cumulé de la course, je ne suis qu’à mi-parcours. DUR !

Ici impossible de faire un stop rapide, il me faut prendre un peu de temps et trouver un moyen de pallier à cet état dans lequel je suis.… Je tente une soupe. Ouff ça passe…

Ce ravito permettait de se changer et de se préparer pour la seconde partie de la course qui se fera de nuit.

J’essaie de retirer mes chaussettes et la, deux mégas crampes me prennent sur les deux jambes en stereo quoi… du solide..

L’assistance médicale me convie donc à un massage, ce n’était pas prévu mais je me laisse embarquer. Et la une fois couché sur la table de massage, je suis pris de terribles tremblements limites convulsifs. Le masseur, un peu désemparé, appelle un soigneur qui me sert fort contre lui pour me transmettre un peu de sa chaleur, et me fous un bout de chocolat dans la bouche.

Une belle crise hypothermies ponctuée d’une succulente hypoglycémie, au 50em km… Putin quoi… je ne suis pas préparé pour arrêter la … juste PAS MOYEN. Une fois calmé, je retourne dans la tente principale, demande à ma maman du moment alias Marie-Helene Lagesse 😉 une seconde soupe, et prend un moment pour basculer mon cerveau en mode WARRIOR.

Devinez qui débarque à ce moment ??? Toujours le même Xavier … encore un superbe de coup de boost quand j’ai vu ce grand bonhomme arriver avec son appareil dans cette tente. Le Bonhomme terminera sa journée à suivre ces amis traileurs, depuis le Morne, jusqu’à Parakeet bordel. Il était toujours là, à nous encourager avec sa grande gentillesse et sa superbe énergie, ainsi que son grand talent pour capter des moments uniques, et nous permettre de garder ces images magnifiques. Pour tout ça mon amis, je ne saurai comment te remercier … Merci merci merci. Et encore merci.

La photo ci dessus capte un moment capital de cette aventure, le passage en mode combattant. Le moment ou l’esprit et le mental montrent au corps que c’est eux qui choisissent et personne d’autre. Je trouve ce cliché extrêmement puissant, Xavier a superbement capturé ce tournant de la course. Juste chapeau l’artiste… vraiment.

Il fait nuit, il commence à pleuvoir, il fait froid. Mais GOGO.

Chapitre 7 – Nouveau départ :

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Ici je suis impressionné par ce qui se passe. Bon les jambes sont un peu lourdes, mais je reprends une véritable foulée, de bonnes sensations, malgré les conditions difficiles, malgré l’état dans lequel je me trouvais quelques minutes plus tôt. Je suis impressionné et plus motivé que jamais.

Je dévale les sentiers de paille en queue ou je me retrouve même a courir sur les petites bosses… merde que m’arrive t’il ???

A la sortie de paille en queue un petit bout de route m’attend. C’est le déluge pendant 5-10min je ne vois pas à 10m, mais bon, je sais où je suis, et où je vais, direction Alexandra Falls. J’avance, j’avance. Cette partie est roulante, c top pour reprendre un peu du poil de la bête.

Puis mon alarme 45’ bouffe sonne, le test… est ce que je peux manger ?? Bonne nouvelle j’ai trouvé un truc qui passe a peut prêt, la barre de céréales :).

Les sentiers ici deviennent un peu compliqués. Du single track bien gras, principalement en descente. Dans ma tête je me dis que c’est le début de ZE descente… mais non, montagne cocotte et piton Savane m’attendaient plus loin.

Chapitre 8 – Quoi c’est pas fini le D+ ? :

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J’arrive au ravito de Piton savane, ou je retrouve Damien et Sabine. A ce moment-là je sais que sur chaque ravito, je veux une soupe et un coca, le mélange passes bien, il me booste.

Ici je vois mes amis dans le mal, je sens Sabine un peu usée, elle qui portait un peu le couple car Damien était déjà pas au top depuis Parakeet. Pas bon, mais on se dis que les montées sont finie, maintenant, qu’il ne nous reste qu’a descendre et rouler comme on peut le long de la cote pour arriver à notre très cher finish (environ 35km plus loin).

Visiblement, eux non plus n’avaient pas anticipé la galère qui nous attendait.

J’avais les cannes et je me pensais en descente donc j’ai vite laissé mes amis derrière pour affronter cette descente de piton savane. Mais non, deux pics nous attendaient « Montagne cocotte » et « Piton Savanne »… LA BONNE BLAGUE…

Hormis le petit D+, ce petit enchainement de sommet m’a défoncé les cuisses, de part sa technicité. Un single track extremement gras sous la pluie, les appuis sont pas la dutout la, aie aie la descente va être cossue en fait là.

Chapitre 9 – La descente vers Rochester falls, 

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Effectivement, c’était le cas. Cette longue descente depuis le sommet vers les cascades de Rochester falls à vraiment été fatale. Impossible de courir pour moi. Dès que je mettais un peu de rythme je me cassais goulument la figure. Apres avoir accumulé une dizaine de chutes, je décide de rétrograder et de vraiment me mettre sur la défensive.

Au même moment, je vois passer à toute vitesse un cabri du nom de Giovanni Hope. Je ne sais pas comment le mec fait, mais il dévale cette descente avec une aisance impressionnante. Un petit échange de mots qui se conclue par « on se retrouve en bas » et en 10sec il sort de mon viseur. Juste respect mon pote.

Finalement tant bien que mal, le Deniv est terminé, place au plat, pour une 30aine de km de plaisir … hahah.

Chapitre 10 – Le plat, les cannes, c’est looooonnng.

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Difficile de dire l’heure qu’il est une fois arrive au ravito de Rochester falls, mais grosse déception quand j’ai vu qu’il n’y avait plus de soupe… Aie aie, il faut que je trouve une alternative. Je tente le pain fromage banane. Ca passe…

Très bien, on repart pour une loooonngguue section de 6-8km je pense direction Andrea lodge. De la canne à sucre, du plat, des pieds mouillés, les jambes atrophiées par la longue descente casse-gueule. Autant vous dire que la vitesse de course n’était pas fofole… Un espèce de léger trot histoire de pas se mettre à marcher… Mais dieux que c’est long.

J’ai plus aucune idée de l’heure, l’alimentation est très difficile je suis fatigué, mais bon ça avance, tant bien que mal je retrouve Andrea pour une soupe un coca.

Effectivement, on se retrouve plus bas, le super cabri descendeur, tape la sieste…

Chapitre 11 – Le sud sauvage, en Binome.

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Dix minutes plus tard, on décide de partir ensemble et de se soutenir sur les 25 derniers km, on est tous les deux dans le même état, courir est impossible, mais un petit trop et de la marche rapide vers la fin nous convenait parfaitement. Il nous restait un point d’eau a bel air (4km) et un ravito a Savinia (12km).

Cette partie a été très longue, mais agréable à partager avec ce gentil bonhomme emmitouflé dans son sac poubelle (coupe-vent improvisé qui lui prodiguait un style de ouff).

Les heures passent, on avance doucement mais surement. Perso, ni bouffe, ni eau, ne passent plus, je tape dans les ultimes réserves, mais deviens de plus en plus faible. Gio tiens le coup mais divague parfois… « Ils sont long ces 10 derniers mètres tu trouves pas ? » ou autre phrases bien marantes montrent que le bonhomme est tout aussi usé que moi… On s’est bien trouve la… belle stratégie de finir tous les deux.

Savinia, une petite sieste de 5min pour Gio, une soupe et un coca pour moi… et c’est parti pour les deniers km le long de la cote du sud sauvage.

C’est un moment que j’attendais car j’adore cet endroit. Le pont naturel, le souffleur, l’Océan et son incroyable puissance, la pleine lune, c’était vraiment sympa. On attend les plages avec impatience car une fois qu’on les verra, on sait que c’est fini.

Chapitre 12 – Le finish

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Le noir de la nuit s’éclaircie, et petit à petit notre amis le soleil pointe le bout de son nez, pour nous apparaitre une fois rendu sur la plage du Chalant, c’est magique.

L’image est magnifique.

Un peu plus loin, on voit aperçoit les drapeaux UTRB qui flottent au bout de ma plage préféré de l’ile, la plage de la Cambuse. Rien que d’y repenser j’en tremble encore…

Là on recours comme jamais, on oublie les crampes, les muscles atrophiés, les pieds en charpie (dur les traversés de rivière :S), on oublie tout. On voit le bout !

Notre ami Jean Rex qui dormais à cote du village d’arrivé était là pour nous accueillir ainsi que Vir Ginie, une amie de Gio qui a malheureusement dû annuler sa participation …

ON y est bordel, avec le soleil qui se leve et ce superbe comité d’accueil.

Un petit « Pierre Papier Ciseau » pour savoir qui passerai le capteur RFID en premier et donc aura la 20e place (on s’en balance mais c’était pour le fun) et bordel on l’a fait !!!!!

Voila c’est fait, je suis finisher de mon premier gros ultra trail, c’est la fin d’une sublime aventure sportive, mentale et humaine d’environ 26h. Monstrueux pour moi, pour nous ainsi que pour tout ces participants, finishers ou non !

Trop de gens à remercier, je risque d’en oublier mais je me lance..

Giovanni Hope pour ces derniers Km, Xavier pour son support tout au long de la course et Christophe pour ce mega boost pre parakeet.

Marie-Helene et tout les benevols sur les ravitos.

Vir Ginie et Jean Rex au finish.

Tout mes amis pour leur petits messages durant la course,

Olivier pour ces conseil durant la course

Pierre-Yves MariaDaniel RicaudDidier AdrienJm RivetFrederic Koenig, et Percy Driver pour leur conseils avant la course.

Toute ma team de trailers HPTT et mes plus proches sparing partners JohanRowin Raggoo et Riyad Badoorally Khan qui m’ont dit avoir suivi tout ça comme une finale de coupe du monde… lol j’adore…

Mes coachs Yannick Lincoln et Jean-Mau Mamet pour toute ces sessions géniales et cette préparation de feux…

Sans oublier l’équipe de beachcomber, de ROAG ainsi Utrb Patrick Jourdain pour ces traces de ouf.

Daniel et Florence pour leur accueil bien sûr.

Ma famille, mes amis, tout le monde quoi.

Merci pour tout !

Vive le trail !!

Credit photos :

Xavier Koenig – Blastoff Creative https://www.facebook.com/blastoffcreativeltd/

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