L’ultra le plus beau du monde : la naissance de Marcel !

De loin l’épreuve sportive la plus longue et difficile qui soit ! La plus belle aussi !

Le marathon a commencé il y a 8 mois déjà… apprivoiser son corps, les effets indésirables de la grossesse, la fatigue, les nausées, l’humeur changeante…

Puis vient le temps de la rencontre.

Jeudi, au petit matin, une sensation étrange « j’ai mal au ventre » mais ce n’est pas vraiment comme un mal au ventre.

Dans l’après midi, je sens venir les premières contractions, le dos qui tire.

Vers 19:30 il sera bien temps d’aller à l’hôpital, je crois que ça y est, nous y sommes, ce sera pour ce soir ou demain.

La sage femme qui nous accueille nous le dit « le travail a commencé ». WoW, suis je vraiment prête ? Nous allons devenir parents…

Nous installons les affaires dans la chambre puis nous filons marcher. Il faut bouger autant que possible pour que le travail progresse bien, que bébé ne se fatigue pas trop. Moi, j’ai de plus en plus mal. Une douleur différente, sourde et électrique à la fois. Toutes les 3mns, c’est le même spasme qui revient. Je veux tenir le plus longtemps possible, avant que la péridurale ne ralentisse le travail.

Je souffle, encore. Je tente de respirer. C’est indescriptible et ça n’a rien de comparable avec une course, un ultra, et même un quintuplé ironman.

Cette douleur là est indescriptible.

Vers minuit, 5cm seulement mais je souffre déjà beaucoup. L’anesthésiste sera mon sauveur de la nuit.

6:12, bébé est enfin là mais je ne le verrait pas beaucoup. Frustration sur frustration pendant ces 48h… ne le voir que quelques instants, dans sa petite chambre. Sa peau me manque et son odeur est mienne.

Les jours s’enchaînent, la fatigue aussi. Toutes les trois heures, lui donner le sein… passer des heures à le regarder dormir, se résoudre à retourner se coucher.

C’est une course d’endurance, d’ultra, il faut tenir la distance, des heures, des jours, des années. C’est encore la clef de la réussite, la juste mesure et l’harmonie. Penser à l’autre sans s’oublier….

Petit bonhomme, comme je suis fière de toi. Comme tu es beau…

J’espère déjà te faire rencontrer les arbres et la forêt… puis quand tu seras prêt, la montagne et les voyages…à vélo, à pied ou en van… à ton rythme et comme il te plaira! ❤️

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